Carpette anglaise 2009

19/01/2010 13:26 par dlr14ème_62

  • Carpette anglaise 2009

    Carpette anglaise 2009

    19/01/2010 13:26 par dlr14ème_62

PRIX 2009 DE LA CARPETTE ANGLAISE
 
L’Académie de la Carpette anglaise(1) s’est réunie le 16 Décembre 2009. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif(2) et littéraire.
Au premier tour de scrutin, par huit voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2009 a été décerné, à M. Richard DESCOINGS, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, pour imposer des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières proposées et pour correspondre en anglais avec le lycée français de Madrid.
Par ailleurs, deux voix ont été attribuées à Philippe Varin, président du directoire de Peugeot Citroën, pour promouvoir l’anglais dans le nom de produits de la marque Citroën, la documentation technique et la communication professionnelle.
À titre étranger(3), la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par six voix contre quatre, à M. Jean-Louis BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, pour avoir signé, le traité de l’IRENA (International Renewable Energy Agency) dont la seule langue de travail est l’anglais, en invoquant l’urgence, alors que cinq pays importants ne l’ont toujours pas signé.
Anne Cublier, Hervé Bourges, Claude Duneton, Alain Gourdon, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.
 
1) La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.
2) Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).
3) Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Très chers traders

19/01/2010 13:21 par dlr14ème_62

  • Très chers traders

    Très chers traders

    19/01/2010 13:21 par dlr14ème_62

Chaque semaine, je croise des artisans, des commerçants, des patrons de PME fragilisées par la crise, à qui les banques refusent des rallonges de trésorerie de quelques milliers d’euros : « Garanties insuffisantes ! » clament-elles.
Mais lorsque j’ouvre le journal, je lis que l’euphorie spéculative et boursière bat à nouveau son plein, générant des bonus pour les traders de France avoisinant… le milliard d’euros au titre de 2009, ce qui représente l’équivalent de 62 000 smic en un an !
On me dira que les banques françaises ont remboursé, avec intérêts, l’aide d’Etat dont elles avaient bénéficié l’année dernière, ce qui avait permis d’empêcher un effondrement généralisé qui eût été catastrophique pour tous.
Las, il n’empêche que ces établissements bancaires continuent de collectionner les privilèges, se cachant derrière leur soi-disant compétitivité à l’international pour les justifier. Songeons que ces banques se refinancent à des taux ridiculement bas auprès de la banque centrale, avant de pratiquer des tarifs de crédit, aux particuliers comme aux PME créatrices d’emplois, souvent prohibitifs. Songeons aussi aux prix très chers qu’elles pratiquent pour « punir » les particuliers du moindre découvert, des frais de transaction hors zone euro ou de retrait à partir de distributeurs automatiques hors de leur propre enseigne – d’un coût unitaire d’une dizaine de centimes d’euro, chaque opération peut être facturée un euro, soit 900% plus cher ! Entre spéculation et surfacturation des prestations, rendue possible par l’abus de position dominante qu’exerce l’oligopole bancaire, comment s’étonner de l’explosion des profits alors que tous ou presque se serrent la ceinture ?
Ce système est doublement scandaleux : moralement, car il suscite un légitime sentiment de révolte, économiquement, car il se révèle inefficace pour libérer les énergies et galvaniser les forces vives, que l’on ne cesse ainsi de décourager. Certains s’offusquent qu’une majorité de jeunes Français souhaitent devenir fonctionnaires, mais à qui la faute ?
On nous dit alors que les banques à l’étranger font bien pire. C’est à voir, notamment si le président Obama inflige réellement un remboursement de 110 milliards de dollars aux banques américaines, comme il en a agité la menace ce week-end. Quant à la taxe exceptionnelle sur les bonus annoncée par Christine Lagarde, comment ne pas voir son hypocrisie, sachant qu’elle se substitue au projet de taxe sur les fonds propres, finalement abandonné ?
De vraies solutions existent pourtant, pour peu que la puissance publique veuille les mettre en œuvre : Il faut tout d’abord taxer à titre exceptionnel les bonus 2009 – à hauteur de 80% par exemple – car rien ne justifie que les banques distribuent des bonus au titre de l'année 2009 sachant que ces bonus sont le produit de l'effondrement des marchés en 2008 et du sauvetage de l'Etat et alors que la majorité des Français souffrent lourdement des conséquences de la crise.
- il faut mettre en place une taxe sur toutes les transactions financières (taxe Tobin) de manière à décourager la spéculation et surtout à davantage faire contribuer le monde financier à la collectivité. - il faut réformer radicalement les normes prudentielles pour imposer aux banques de mettre davantage d'argent de côté afin qu'elles ne dépendent pas du secours des contribuables en cas de baisse sévère des marchés.
Il faut aussi procéder à la nationalisation d’une banque, afin de briser l’oligopole bancaire et réintroduire sur ce marché une réelle concurrence au profit des consommateurs.
Il faut enfin, de préférence à l’échelle européenne, introduire une séparation stricte entre banque de détail et banque d’affaires (sur le mode de la législation du New Deal de Roosevelt), afin d’empêcher toute nouvelle prise en otage du système par des banques dont la faillite précipiterait toute la société dans la tourmente (en finir avec les « Too big to fail », comme les appellent les analystes internationaux).
La chose est possible, mais encore faudrait-il que les gouvernants en aient la volonté. Sur ce plan, hélas, rien n’est moins sûr…
NDA

Une charte de bonne conduite pour les blogs politiques locaux

19/01/2010 11:53 par dlr14ème_62

  • Une charte de bonne conduite pour les blogs politiques locaux

    Une charte de bonne conduite pour les blogs politiques locaux

    19/01/2010 11:53 par dlr14ème_62

Télécharger la Charte 

Les dix blogs politiques signataires de la carte de bonne conduite sont :

le blog d’Alain Alpern : http://alpernalain.blogspot.com/
le blog de DLR 14ème circonscription animé par Pascal Wallerand : http://dlr14eme_62.vip-blog.com/
le blog du MJS Hénin-Carvin-Billy animé par Pierre Ferrari : http://www.mjshenincarvin.fr/
le blog de Laurent Bocquet : http://heninelectionsmunicipales2009.vip-blog.com/
le blog du MoDem animé par Christine Coget & Patrick Piret : http://alterecho.hautetfort.com/
le blog d'Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont animé par Pierre Ferrari : http://www.pourheninbeaumont.fr/
Le blog du Nouveau Centre animé par Mathieu Hellebuyck : http://nouveaucentreheninbt.hautetfort.com/
le blog du PCF animé par David Noël : http://www.lheninois.com/
le blog " Hénin-Beaumont - Etats d'âmes " : http://une-ville-exsangue-henin-beaumont.kazeo.com/
le blog " L’info socialiste " : http://sectionsocialiste62110.hautetfort.com/


Absents vendredi soir, les animateurs des blogs de l’Alliance Républicaine, des Verts et de l’UMP peuvent toujours se joindre à notre initiative s’ils le souhaitent. 

DLR signataire de la charte des blogs héninois

19/01/2010 04:17 par dlr14éme_62

  • DLR signataire de la charte des blogs héninois

    DLR signataire de la charte des blogs héninois

    19/01/2010 04:17 par dlr14éme_62

La petite blogosphère héninoise commençait à s’emballer de plus en plus fort par le biais de commentaires, pas si souvent innocents malgré ce que leurs auteurs voudraient nous faire croire. Attaques de personne sur leur vie privée, leur famille ou leur proche, bref plus rien à voir avec un débat confrontant des opinions politiques diverses et variées. Même si ses attaques n’avaient qu’une portée limitée, il convenait de mettre un terme à ces dérives. Ainsi, jusqu’ici, l’élimination de commentaires litigieux étaient laissée à la libre appréciation du webmestre. Pour notre part, nous éléminions impitoyablement les commentaires orduriers et diffamants dés les origines de la création du blog DLR. Mais cette méthode avait un impact limité. C’est pourquoi nous avons répondus favorablement à la rédaction d’une charte pour veiller à la modération sur tous les blogs héninois. Afin de nous y conformer, nous avons veillé à ce que plus aucune publicité ne viennent polluer notre site et nous sommes engagés à ne pas relâcher notre veille contre les trolls et autres parasites de la toile. C’est ainsi, qu’avec différents acteurs de la vie politique héninoise, pour relever le débat dans un climat digne d’une démocratie apaisée, nous avons signé la charte commune.

Le comité DLR

 

 

Identité nationale et Vérité

18/01/2010 13:34 par dlr14ème_62

  • Identité nationale et Vérité

    Identité nationale et Vérité

    18/01/2010 13:34 par dlr14ème_62

Par Henri Temple

Qui a peur de la vérité sur l’identité nationale ? Sans tabous, sans anathème, sans manœuvres ?

Ayant promis, pendant la campagne présidentielle, un débat sur l’identité nationale, Nicolas Sarkozy semble tenir parole : le débat fait rage et, ne fut-ce que pour cette libération de la parole sur un sujet tabou, les Français peuvent s’en féliciter. Rien n’est plus injuste, sur ce sujet, que l’acharnement que l’on a mis, depuis des décennies, à culpabiliser un peuple entier, un bon peuple, sur le thème de l’étranger.

Rien n’est plus stérile, non plus, et ne lasse plus les Français, que la contestation systématique par l’Opposition et que la pensée unique.

Toutefois les Français, au vu des blogs et des déclarations intempestives (marginales), sont passés, quant à l’opportunité de ce débat, de 62% d’opinions favorables à moins de 35% avec -semble t-il- une nette remontée au cours des dernières semaines : ils hésitent.

Or, la question de la Nation est primordiale et l’on peut redouter, par ailleurs, que la posture élyséenne ne débouche sur un nouvel acte manqué et que, le débat échouant, il n’en soit plus jamais question. En effet, les Français commencent à suspecter que le verbe présidentiel, une fois encore, ne soit qu’improvisation, manœuvre, effet (calculé) d’annonce ; sans véritable fond ni efficacité. Et la partie anti française de la gauche se jettera sur le prétexte d’un débat raté, mais qui a déjà eu lieu, pour l’écarter à jamais. Tant il est fort le conformisme geignard et masochiste des pénitents roses.

L’identité, c’est l’essence, c’est l’être lui-même, sa pérennité, ce qui le distingue. Ainsi, pour une personne, les attributs de sa personnalité juridique coïncident avec son identité : son nom et son prénom, ses date et lieu de naissance, sa situation familiale, nous renseignent sur sa filiation, son origine, son histoire, ses contraintes ; son domicile, sa profession, sa nationalité complètent son identité et expliquent une grande part de sa personnalité psychologique. Il en va de même pour l’identité des nations.

Un tel sujet mérite, mieux qu’un débat, une réflexion forte, suivie de décisions politiques. Toute la vérité doit être dite sur tous les aspects de la nation, sans tabous, ni anathèmes, ni manœuvres, ni impasse. Les Français attendent : vérité du débat, vérité sur la Nation, vérité sur les droits de l’Homme, vérité du diagnostic, vérité sur les causes et les remèdes.

1. Vérité du débat La vérité manque au débat sur l’identité nationale, que ce soit du côté du gouvernement, que ce soit du côté de l’opposition de gauche. Les combattants se cherchent dans une mêlée vague et désordonnée dont on se sortira que par la vérité.

1.1. Vérité des participants : tous les partis politiques, même non représentés à l’Assemblée (soit une douzaine au total), doivent être invités à donner leur point de vue.

1.2. Vérité dans la méthode Tous les citoyens, les associations, les syndicats, dans chaque département doivent être informés des objectifs du débat,des réunions publiques et de leur diffusion par les médias.

1.3. Vérité dans l’information Les médias ont une obligation légale d’information. Ils doivent s’y conformer, notamment les médias de province.

1.4. Vérité du sujet Il doit pouvoir être débattu de tout, sans tabou, ni peur, ni épithète, ni exclusion, dans le respect de tous, des minorités et, avant tout, de la majorité ce qui est la règle en démocratie.

1.5. Vérité des objectifs Un débat aussi essentiel, sur l’identité nationale, ne saurait être suspecté d’arrières pensées électorales du gouvernement, ni faire d’ailleurs l’objet d’un procès d’intention par ses adversaires. Le gouvernement devait – et il doit encore — indiquer s’il s’agit de remettre en cause Schengen, mettre en place des quotas à l’immigration, modifier le droit de la nationalité, développer l’étude de l’histoire, enseigner le civisme et la laïcité, le patriotisme… et comment.

1.6. Vérité des opposants Etre opposant à Nicolas Sarkozy est, bien souvent, le seul argument des opposants au débat. Certains (Cohn-Bendit Rocard, Aubry) dérapent dans l’invective, l’inquisition ("fasciste", "imbécile", "odieux"). D’autres redoutent qu’on stigmatise les immigrés, feignant en cela de confondre les immigrés présents sur notre sol et les candidats immigrants, encore dans leurs pays.

Certains anciens premiers ministres ne craignent pas de se contredire en indiquant à la fois que le sujet est important mais qu’il y a mieux à faire ! Que la crise économique et le social passent avant la nation, ce qui est l’antienne marxiste. Alors que, bien évidemment, on ne peut, surtout dans le maelstrom provoqué par l’OMC, avec la complicité de la Commission européenne, séparer la question nationale de la question économique et sociale.

Tous ces bafouillages, du pouvoir et de l’opposition, sont atterrants.

2. Vérité sur le fond C’est-à-dire vérité sur les réalités.

2.1. Vérité sur la réalité et la nécessité sociologique, économique, sociale, de la nation Une nation a une existence réelle, visible : une vie, un passé, un destin, des atouts, des faiblesses, des drames, des projets, une économie, des solidarités, une indépendance, des institutions, une organisation. Puis il arrive que des nations disparaissent de l’Histoire...

Mais la nation est plus qu’une réalité sociologique : elle est aussi le cadre de l’économie et des solidarités sociales. Sans économie nationale, pas de services publics, pas d’éducation nationale, de défense nationale, de justice, pas de système de santé, de chômage, de retraite…

2.2. Vérité sur la réalité et la nécessité politique de la nation En France, en 1789, l’ordre social et politique s’est refondé sur sa base, la Nation.

« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation » (article 3, Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789). La nation est Ie fondement de toute vie en société organisée, car elle est le fondement : de la souveraineté interne et populaire pour l’expression de la volonté démocratique ; de la souveraineté internationale pour son indépendance. La nation est donc la donnée la plus importante de toute organisation sociale, mais ce sujet primordial a été délibérément déclaré tabou.

2.3. Vérité sur la réalité de l’identité nationale Toute nation a une identité, c’est-à-dire qu’elle est identifiée en tant que nation par ses membres, ainsi que par les autres nations, notamment ses voisines. Car une nation n’existe que par son identité et il n’est pas de nation sans identité. La perte de son identité signifie évidemment la disparition de cette nation. Le débat sur l’identité nationale est demeuré l’objet de discours irrationnels et passionnels, alors que ce que l’on a cru longtemps être une vérité première s’avère être, en fait, un sujet inexploré et complexe, finalement nouveau, qui aurait supposé une étude méthodique, approfondie, scientifique, mais avant tout sereine.

Qu’est-ce que l’identité nationale ? L’identité nationale s’analyse de façon intrinsèque et de façon extrinsèque. 2.3.1 L’approche intrinsèque et objective des éléments de l’identité nationale

a) Les cinq éléments de l’identité nationale sont : - La langue, vecteur de conceptualisation et de communication pour tout individu,

- La religion ou un corps de croyances fondant les valeurs éthiques nécessaires à la vie en société,

- L’histoire, réceptacle d’un patrimoine dont la valorisation et la transmission est l’élément indispensable de pérennité du corps social,

- Le territoire, c’est-à-dire un espace géographique approprié sur lequel s’inscrit la souveraineté, et qui dicte ses contraintes et ses atouts spécifiques.
- La culture matérielle et intellectuelle, base de participation à une civilisation.

b) L’appréciation de la .conjonction des éléments Les cinq éléments doivent se conjuguer pour que soit constituée l’identité du groupe national, sa dominante majoritaire, son "caractère permanent et fondamental" (Larousse). Les autres nations peuvent alors reconnaître, en droit, l’existence diplomatique d’un Etat, c’est-à-dire du cadre juridique de cette nation. De très rares Etats parviennent à faire cohabiter des langues différentes, mais sur des portions de territoire dédiées (Canada, Belgique, Espagne, Suisse, et non sans difficultés pour les trois premiers).Et plus rares encore sont les nations qui vivent pacifiquement la présence de religions différentes sur leur sol. Mais, que se passerait-il si un territoire devait supporter une émulsion de langues, de religions et de valeurs très différentes ?

2.3.2. L’approche extrinsèque et subjective de l’identité nationale Les nations savent parfaitement identifier l’identité des peuples voisins. Elles savent aussi s’identifier elles-mêmes par rapport à leurs voisines. L’identité nationale est, donc, ce qui permet à cette nation à la fois d’être identifiée par les autres nations, et de s’identifier elle-même dans Ie concert inter-national. Cette façon de percevoir l’identité relève de l’intuition ; elle se rapporte aussi à une méthode empirique d’observation comparative de groupe à groupe par les individus • On a pu mesurer que si la distribution des ressources est institutionnalisée (solidarités sociales, assistance), I’ ethnocentrisme est faible, du moins tant que Ie groupe autochtone ne se sent pas menacé dans sa survie démographique, économique ou culturelle. Mais si tel devient Ie cas, ce groupe se resserre, car chaque individu réalise que son sort est lie à celui de sa communauté. Toute crise ou difficulté exacerbe les perceptions qu’un groupe a de son identité en comparaison, sinon en rivalité, avec un groupe contigu ou perçu comme concurrent.

2.4. Vérité sur la réalité et l’importance de l’identité sociale des citoyens Les conséquences individuelles de l’identité nationale : l’identité sociale. L’appartenance au groupe national entraîne des conséquences sociologiques et psychologiques pour les individus qui Ie composent. L’identité sociale c’est, pour un individu, la "conviction d’appartenir à un groupe social, reposant sur le sentiment d’une communauté géographique, linguistique, culturelle, entraînant certains comportements spécifiques" (Larousse).

2.4.1. La "conviction d’appartenance" est un aspect très important :

- en terme de force et de cohésion du groupe,
- en matière de développement personnel de l’individu, les deux étant fortement liés.

En effet, les individus aspirent à accroître ou maintenir "un concept de soi positif" ce qui est directement influencé par l’évaluation des groupes par comparaison, effectuée par les individus ; lorsque les individus n’ont pas (plus) cette conviction, la société devient anomique, inefficace, triste et stressante. L’identité sociale (et donc également l’appartenance nationale) et l’estime de soi seront positives lorsque la comparaison entre l’endogroupe et les exogroupes fera apparaître un résultat satisfaisant.

L’identité nationale est une grande part de notre identité personnelle. Nier Ie "nous" serait nier Ie "soi". Si les individus ont la conviction ne pas (plus) appartenir au groupe, de ne pas (plus) avoir d’identité sociale nationale, apparaît alors Ie risque de repli communautariste et, de ce fait, de rivalités inter-communautaires et même d’affrontements, dans tous les cas vecteurs de déstructuration de la société. Les trop vastes ensembles, les empires, les sociétés hétéroclites, connaissent ce danger de déstructuration sociétale, puis de mort. La nation, dès lors, est menacée dans son principe même ; ou elle peine à se souder. Lorsque l’empire romain s’est effondré, victime d’invasions massives, guerrières et culturelles, il a laissé, entre la Gaule et la France, un vide de quatre siècles, avant que ne se reconstitue une société, en remplacement de tribus ; puis il a fallu six siècles, en tout, pour qu’apparaisse une nation perçue en tant que telle, et treize siècles pour renouer avec une citoyenneté, libre et égale, mettant fin, dans Ie sang, aux clivages (ordres ou castes) installés, dans le sang, depuis la nuit des Barbares. La solidité de la nation dépend de la solidité de ses citoyens. Or, la solidité des citoyens dépend de leur conviction d’appartenance à un ensemble national, lisible et non inhibé. Les pays peu homogènes (USA, Afrique du Sud, Liban, ...) sont tendus ou instables, et cela peut même parfois affecter la personnalité de leurs habitants. Une Europe qui verrait entrer 18% de Turcs, et compterait, en tout, 25% de Musulmans, changerait inéluctablement d’identité. Elle serait rapidement la proie de tensions internes, entre ceux qui participent de longue date au vieux fonds culturel chrétien et à la philosophie des Lumières et ceux qui les ignorent, exacerbant inéluctablement les contradictions culturelles nées du refus de se couler dans le mouvement d’une Histoire commune. Les Turcs, comme les Européens, doivent redouter cette coquecigrue, car s’il est louable d’affirmer que "L’individu à des devoirs envers la communauté dans laquelle seule Ie libre et plein développement de sa personnalité est possible ..." (article 29, Déclaration universelle droits de I ’homme, 1948), cela ne saurait remplacer la conviction, les consensus et sentiment nationaux qui sont la cause et l’effet de ce développement. Mais comment imaginer cette cause et cet effet s’il n’y a pas une corrélation cohérente et solide entre l’identité sociale de l’individu et l’identité nationale de son pays ?

2.4.2. Le "sentiment d’une communauté" C’est Ie sentiment national, l’identification du "soi" au "nous". Le sentiment d’amour de sa nation est une réalité, un plaisir aussi, autant qu’un besoin inhérent à l’être vivant social. S’il est comblé, ce sentiment tranquille et profond est peu conscient. Mais il peut être contrarié, ou même dévoyé, par des parcours individuels ou des événements collectifs qui génèrent la frustration ou la souffrance, pouvant conduire à la haine et parfois à la violence. Des grands noms de la sociologie, de la philosophie, de l’histoire, de la littérature, de sensibilités, d’origines, d’époques et de parcours différents, ont tous été frappés par la dimension affective intense qui relie l’individu à sa nation. Car la nation est une "famille de familles".

2.4.3. Les "comportements spécifiques" L’identité sociale génère, chez les individus, des comportements spécifiques qui, à leur tour, consolident ou font évoluer l’identité collective. II y a toutefois des constantes : l’identité nationale rassemble les individus dans un affect majoritaire fort et un consensus rationnel. Et la culture et les institutions sociales des nations structurent fortement les modes de pensée et les comportements collectifs. Ce rassemblement national des individus les conduit à des choix démocratiques sur les valeurs communes (par exemple la défense de l’identité nationale...) ; l’intérêt général, le patrimoine historique et culturel à protéger. Et c’est, aussi, la fusion nationale qui fait partager les joies, les épreuves, les nécessites collectives ; et encore les défis et les angoisses de l’avenir ; l’identité nationale, seule, peut rassembler pour un projet commun et permettre même, dans notre inconscient collectif, de bâtir un idéal, un rêve pour l’Humanité... C’est ainsi que l’identité sociale, en reliant l’être au groupe, peut être un facteur irremplaçable de sécurité, de solidarité, de démocratie, d’intégration, d’harmonie, et tout simplement de bonheur, aussi bien individuel que collectif. L’identité sociale, rapportée à une nation, et pas seulement à un groupe, sera appelée "identité sociale nationale".

3. Vérité sur les droits de l’Homme appliqués à la nation Les droits de l’Homme déclarent "sacrés" les besoins vitaux, physiques, moraux, familiaux, économiques, juridiques et politiques, des êtres humains.

Ils sont le socle intangible de toute société civilisée, de l’état de droit.

C’est la Nation, seule ou regroupée avec d’autres nations, qui est l’origine, la base, le garant des droits de l’Homme (1789).

3.1. Vérité sur le droit à une nation L’individu isolé n’est rien. On ne peut, donc, le priver de sa nationalité (apatridie), de son identité personnelle. Il a droit à une nationalité (art.15 Déclaration Universelle des droits de l’Homme. 1948) aux conditions juridiques du pays considéré.

3.2. Vérité sur le droit à émigrer Le droit à quitter son pays (et y revenir) est bien un droit de l’Homme, affirmé par l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ; mais, contrairement à ce qu’affirment des esprits confus ou retors, il n’existe pas de droit à immigrer. Bien au contraire, ce sont les nations qui ont un droit de l’homme collectif à s’y opposer radicalement (article 1 et 5 Déclaration Universelle des Droits de l’Homme).

En revanche, en dépit du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le réfugié peut revendiquer, y compris judiciairement, un droit d’asile, lorsqu’il est en danger, sur le sol où il de trouve (article 13).

3.3. Vérité sur les droits de l’Homme collectifs
- On rappellera que c’est la nation qui est le socle de tous les droits, notamment par l’indépendance nationale et la souveraineté du peuple de débattre et de choisir ses lois (supra 2.2.).

- Il y a aussi "le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes", si important qu’il figure à l’article 1er du Pacte des Nations Unies (relatif aux droits civils et politiques. 1966). Ce texte est très important puisqu’il fonde le droit à l’identité nationale. Il insiste : "En vertu de ce droit [les peuples] assurent librement leur développement économique, social et culturel".

Et l’article 4 du même Pacte des Nations Unies insiste encore : lorsqu’un danger public… menace l’existence de la nation, … [les Etats]… peuvent prendre des mesures … de sauvegarde, dans le respect des droits des minorités".

Il ne saurait, pour autant, être demandé aux majorités culturelles historiques de devenir minoritaires. Elles ont le droit -certains diront le devoir historique- de se survivre dans leur équilibre démographique, culturel, historique, territorial. Ce maintien de la diversité des identités humaines a été le maître-mot de l’œuvre de Claude Levi-Strauss.

4. Vérité du diagnostic : l’état de l’identité nationale La nation vient d’être démontrée, dans ses réalités, sa nécessité, ses droits de l’homme. Mais la vérité sur l’état actuel de son identité reste un tabou en France.

4.1. Vérité sur le malaise des émigrants, sur celui des immigrants (double choc) Il n’y a guère que F. Braudel qui pose longuement son regard humaniste sur leur détresse (L’identité de la France, édition Flammarion, 1990, t1, p. 202 à 223).

Et personne ne fait attention au désarroi des autochtones. Quel sociologue osera étudier cette vérité (seuls les Amérindiens font l’objet d’études) ? Il est consternant qu’Emmanuel Todd, qu’on aurait pu croire plus fin, plus humain, et plus sérieux les qualifie avec mépris de "vieux qui ont élu Sarkozy" (Le Monde 28 décembre 2009). Attendons donc leur mort, eux qui ont reçu, fait vivre la France et nous l’on remise en dépôt…

4.2. Vérité sur les chiffres, qui sont toujours tabous :
- Nombre et origine des étrangers devenus français depuis la guerre.
- Proportion de doubles nationaux. Français faisant leur service militaire à l’étranger.
- Nombre et origine des étrangers vivant en France.
- Nombre et origine des naturalisés.
- Nombre et origine des immigrants chaque année, durée et raison de leur entrée.
- Nombre et origine des étrangers quittant chaque année le territoire national. Nombre de ceux qui demeurent à l’expiration de leur titre de séjour.
- Nombre d’étrangers illégaux.
- Nombre et origine des demandeurs d’asile.
- Nombre des régularisés d’Espagne et d’Italie venus en France, leur mode de vie et leurs moyens d’existence.

4.3. Vérité sur la qualité de l’intégration ou de l’assimilation, sur les "ghettos", la proportion, dans certaines villes d’étrangers et de Français de première génération. La population carcérale étrangère, de Français d’origine étrangère. Les activités illicites, les quartiers dangereux ou sortis de l’état de droit républicain, les filières… La natalité ; la nuptialité, les mariages mixtes, blancs, forcés. L’accès à l’emploi, les catégories d’emploi, la durée de chômage, le recours aux aides sociales, les fraudes aux aides…

4.4. Vérité sur les risques sociaux de saturation, de communautarisation, de non intégration, de basculement majoritaire. Vérité sur l’existence de seuils, sur le principe de précaution sociologique.

Cette étude devra prendre en compte l’avis des immigrés, eux-mêmes plus conscients de la question que les beaux esprits.

5. Vérité sur les causes des migrations de masses et sur les choix politiques d’avenir

5.1. Vérité sur les causes migratoires. Vérité sur la surpopulation (en 70 ans, la Terre passera de 2 milliards à 8 milliards d’habitants) et ses causes religieuses ou politiques. Vérité sur les politiques d’exode de certains pays. Vérité sur la misère et les causes autres que la surpopulation : mondialisation, climat, dictatures, guerres, persécution.

5.2. Vérité sur ce que devrait être une véritable politique internationale pour aider au développement : protectionnisme raisonné, maîtrise des cours mondiaux, partenariats industriels, formation, développement de l’économie solidaire.

5.3. Vérité sur le devoir d’ingérence ; y compris militaire, en cas de crimes de masse.

5.4. Vérité sur l’arrêt nécessaire de l’immigration de masse, et vérité sur le droit d’y mettre fin, tant pour des raisons économiques, que culturelles (droits de l’Homme)

5.5. Vérité démocratique par le recours à des référendums sur Schengen et Lisbonne. Car qui peut prétendre que la perte de souveraineté n’emportera pas aussi perte d’identité ?

* * *

Les Français doivent se dire ces 5 vérités sur la Nation ; car le moment de vérité est arrivé. Le moment d’une réflexion sereine, sans peur, sans haines ni suspicions, sans manœuvres, sans tabous. Le moment où la majorité des Français pourra s’exprimer, sans excès et sans inhibition, sans culpabilisation des uns ni exclusion des autres. Le moment où il faudra prendre des décisions, avec ou sans l’Europe. Car, débattre et voter de tout, c’est cela la vérité de la République. Seuls, les ennemis de la vérité disent le contraire. Et c’est malheureusement, presque toute la classe politique française, méprisant la majorité du peuple.

Post scriptum : En 1937, alors que s’amoncelaient de sombres nuées, internationalistes et nationalistes, deux grands ethnologues français fondèrent deux musées remarquables : Paul Rivet, Le Musée de l’Homme, dédié aux peuples du monde ; Georges-Henri Rivière, Le Musée des Arts et Traditions populaires français. Le premier musée, rénové, continue à nous parler des Inuits et des Hottentots. Le second musée, qui nous racontait nos grands parents, a été fermé en 2005 (année du rejet par les Français de la « constitution »européenne) et ses collections dispersées ou mises en caisses. La même année, Chirac et Villepin occultent le bicentenaire d’Austerlitz et envoient un navire de guerre français en Angleterre célébrer… Trafalgar. Vae victis.

A-H1N1 : la faillite de la société de défiance

18/01/2010 13:28 par dlr14ème_62

  • A-H1N1 : la faillite de la société de défiance

    A-H1N1 : la faillite de la société de défiance

    18/01/2010 13:28 par dlr14ème_62

GRIPPE A-H1N1 : LEÇONS SANITAIRES ET POLITIQUES

Par François Morvan, Délégué national DLR à la santé et à la recherche

Si l’épidémie n’est pas terminée puisqu’on attend encore un rebond avant le printemps et qu’il faudra prévoir de probables résurgences lors des hivers futurs, l’épidémie de grippe A-H1N1 est déjà riche de leçons sur le plan sanitaire et politique.
L’émergence de nouveaux virus grippaux potentiellement agressifs est clairement corrélée à la phase de “mondialisation” financière de l’économie. La logique du profit immédiat au sein d’un marché mondial libéré de toute régulation pousse à des conditions d’élevage massif plus ou moins insalubres où hommes et animaux sont placés dans des conditions de promiscuité inédites, favorisant les maladies animales, leur reproduction rapide et donc les mutations virales, puis leur transmission inter-espèce. La rapidité de circulation des hommes par le transport aérien, dont le seul fondement est l’instantanéité que la course au profit impose à toute la logique sociale, peut propager les maladies à grande vitesse. Ce nouveau panorama des infections dites grippales est une nouvelle démonstration de ce que le taux de profit capitaliste, libéré de la contrainte d’une puissance publique régulatrice, ne menace pas seulement l’humanité dans ses relations sociales, mais aussi dans son existence comme élément central d’un éco-système global, lequel ne peut absorber des changements par trop brutaux au seul gré des variations tyranniques du Dow-Jones ou du Nasdaq.
La seule réponse durable à ce constat est connue et elle est la même que pour le reste de l’économie : il faut recentrer les agricultures sur les besoins des populations avoisinantes au sein de marchés régionaux, c’est à dire à l’échelle de groupes de pays à conditions socio-économiques comparables, et protégés par des barrières de régulation raisonnables et négociées. A voir avec quel mépris sont traités les agriculteurs français, comme dans l’affaire des cours du lait, il est clair que l’on ne peut espérer un tel changement de politique de la part des responsables actuels.
Face à une épidémie qui se dirige pour le moment vers un bilan de faible gravité, ce constat sur les origines socio-économiques de l’épidémie a conduit beaucoup à penser que la réaction des pouvoirs publics à l’échelle mondiale et nationale n’est que le fruit d’un système qui agit précipitamment sur les conséquences sans jamais agir sur les causes, qui n’a d’autre objectif que de s’auto-justifier, qui pratique une collusion d’intérêt avec les multinationales des vaccins, et qui profite de l’occasion pour mettre en place des dispositifs plus ou moins policiers en vue d’échéances autres que sanitaires, aucun de ces arguments n’étant totalement dépourvu de réalité.
Tout particulièrement en France comme à l’échelle internationale, les mesures mises en œuvre au niveau sanitaire se sont ainsi heurtées à un scepticisme, voire à une hostilité diffuse, qui s’est propagée plus vite que le virus, prouvant encore une fois la puissance désormais incontournable des réseaux internet, véritable machine de Gutenberg de notre époque. A la vitesse de la lumière, se propagent information et désinformation, échanges d’opinions et manipulations, et l’on voit sur le réseau commenter, et donc agir, aussi bien les forces politiques démocratiques et citoyennes que les gourous et sectes de toute sorte. La campagne qui s’est développée à l’encontre de la politique vaccinale n’a comme on va le voir guère d’intérêt sur le plan des arguments sanitaires. Mais elle a en revanche fait mouche avec de véritables arguments, qui touchent aux rapports de la puissance publique avec les citoyens. Elle est ainsi entrée en résonance avec la défiance générale face à l’oligarchie au pouvoir, qui traverse toutes les couches de la population et qui s’exprime à chaque faille de fonctionnement du système.
Le défi sanitaire
L’épidémie de grippe A-H1N1 a posé et continue de poser un redoutable problème de santé publique et si les estimations les plus pessimistes pour l’avenir s’avéraient fondées, un risque de catastrophe humanitaire planétaire qui surpasserait en nombre de morts celui de la deuxième guerre mondiale. Les virus grippaux dits “animaux”, lorsqu’ils franchissent la barrière inter-espèce, peuvent ne rencontrer aucune immunité spontanée de la part des êtres humains, à la différence des grippes dites “saisonnières” dont les virus mutent à chaque hiver, mais d’une façon limitée, et qui ne sont dangereux, de par leurs complications, que pour les personnes âgées et/ou à risque respiratoire. Pour ces infections répétitives aux virus suffisamment proches d’une année à l’autre, on a pu mettre au point un dispositif vaccinal efficace. A contrario, on a vu, dans les foyers de grippe dite “aviaire” de 2004-2007, restés heureusement très circonscrits, un taux très élevé de mortalité chez des adultes jeunes en bonne santé développant non plus seulement une infection des voies respiratoires, mais une véritable pneumonie fatale en quelques heures.
L’épisode actuel de grippe dite “porcine”, car il a fallu dans ce cas le relai du porc pour que la transmission devienne possible, démontre que l’on peut passer de foyers très limités à une pandémie mondiale en quelques semaines. Cette rapidité de propagation est déjà en elle-même un véritable défi. Le second défi est la difficulté, dans un si faible laps de temps, à mesurer l’agressivité réelle de l’infection dans des circonstances sociales, économiques, sanitaires totalement disparates d’un pays et d’un continent à l’autre, a l’aide de dispositifs d’observation et de recensement des cas très hétérogènes et dans certains cas peu performants. Au surplus, les moyens mis en œuvre pour traiter les formes graves sont très différents d’une région du monde à l’autre et les taux de mortalité constatés peuvent très bien s’expliquer par la faiblesse des systèmes de santé dans les pays pauvres ou émergents, sans que l’on puisse l’extrapoler aux pays développés. Enfin, même si l’infection semble se propager sur un mode très majoritairement bénin, le risque de mutation du virus en cours même de pandémie, qui le ferait passer à une phase de plus grande agressivité, reste très difficile à apprécier.
Face à ces défis, la riposte se conçoit dans trois directions : les traitements, la prévention de la transmission, et la vaccination de masse.
La mise au point de traitements pour une infection virale est beaucoup plus difficile que pour les infections bactériennes. Lorsqu’on veut éliminer une bactérie d’un organisme malade, on a affaire à des cellules très différentes génétiquement de leur hôte, et qui se répliquent par elles-mêmes indépendamment de lui en y détruisant les tissus et les organes dont elles se nourrissent. On conçoit donc qu’il est -jusqu’à un certain point - facile de trouver des traitements différentiels très actifs contre ces bactéries sans que les conséquences sur les cellules de l’animal ou de l’être humain malade soient trop toxiques. Les virus, au contraire, ne se reproduisent qu’en infectant les cellules de leur hôtes et en s’y multipliant à l’intérieur. En dehors de cette phase invasive, à l’extérieur des organismes qu’ils infectent, les virus se transportent - comme les bactéries - dans un état non réplicatif, en quelque sorte passif, protégés d’une spore qui les isole du milieu ambiant, et où ils ne peuvent être détruits que par des agents physico-chimiques désinfectants. Trouver dans ces conditions des médicaments, qui, lors d’une infection, les détruisent sans détruire la cellule-hôte exige un ciblage très précis et complexe. Cela exige à la fois une certaine stabilité des souches virales afin que les cibles des médicaments ne varient pas sans cesse et une phase d’expérimentation suffisamment longue pour pouvoir affirmer l’absence de toxicité inacceptable et une efficacité suffisante. On a vu dans le cas du SIDA qu’il a fallu quinze ans avant d’arriver à un tel résultat, avec pourtant une rapidité et une mobilisation des moyens de recherche sans précédent dans l’histoire. La soudaineté des infections grippales et leur variabilité génétique très grande conduit donc à penser que la mise au point de traitements efficaces risque d’être hors de portée pour longtemps. Le désormais célèbre Tamiflu, dont l’efficacité sur la grippe saisonnière est déjà relative, n’a pas réellement démontré sa performance dans le cas du A-H1N1, et d’autant plus que sa prescription doit être extrêmement précoce lors d’un cas foudroyant.
La prévention de la transmission repose sur l’hygiène collective et sur la limitation des déplacements de population. La première mesure, qui peut être très efficace (masques, désinfectants) implique un haut niveau de discipline collective dont il est difficile de dire qu’elle caractérise notre époque. Elle suppose donc une éducation en profondeur sur la durée, et, si rien ne doit interdire de la mettre en œuvre, elle ne peut pas constituer un véritable rempart dans un court laps de temps. La deuxième mesure, on s’en rend compte naturellement, soulèverait des problèmes économiques, politiques et sociaux d’une ampleur sans précédent à une échelle mondiale et la persuasion n’y suffirait pas : le contrôle et la répression des contrevenants deviendrait une nécessité. Elle aurait pu être mise en œuvre depuis l’été 2009 : on imagine la réaction de tous ceux qui considèrent déjà la vaccination de masse comme une atteinte policière aux droits individuels et c’est ce qui reste de sagesse et de pondération aux gouvernants qui a fait surseoir à cette décision. Mais rien ne permet d’affirmer qu’elle ne deviendra pas une nécessité dans l’avenir.
La vaccination de masse dans un temps très court reste donc la seule solution aujourd’hui réellement opérationnelle et efficace. Elle permet aux organismes infectés de se défendre contre le virus lorsqu’il circule dans le sang d’une cellule à l’autre ou dans sa phase de fixation aux parois de celles-ci, avant l’invasion intracellulaire. Elle pose de multiples problèmes compte tenu des délais de mise en œuvre, d’autant plus si chaque alerte exige un nouveau vaccin de par les mutations virales qui affectent non seulement le cœur du virus, mais ses parties externes grâce auxquelles il se fixe sur les parois cellulaires avant d’y pénétrer et contre lesquelles les cellules du système immunitaire peuvent agir en cas de vaccination préalable.
La production de vaccin en temps réel exige donc une infrastructure biologique et industrielle massive et performante, capable de produire à grande échelle en un court laps de temps. La rapidité de l’infection réduit au minimum le temps d’expérimentation humaine pour affirmer l’innocuité du vaccin. Enfin, la rapidité de l’infection exige la mise en place d’une vaccination de masse en un court laps de temps.
Le défi de l’infection A-H1N1 est-il relevé ?
Il faut en fait répondre à une double question : la mise en route d’une vaccination de masse était-elle justifiée ? C’est le problème sanitaire. A t-elle été mis en œuvre de façon efficace ? C’est le problème politique.
Compte tenu des informations disponibles, essentiellement au Mexique et en Amérique du Sud, l’estimation à l’été 2009 du nombre de morts potentiels en France se situait entre quelques centaines et plus de 10.000, touchant 40 à 50 % d’adultes jeunes en bonne santé pour une atteinte de 30% de la population. En l’absence de vaccination de masse, la même sinistre statistique pouvait s’appliquer aux prochains hivers et c’est donc plus de 30.000 morts dont 50% d’adultes jeunes en bonne santé que l’on pouvait légitimement craindre. Dans ces conditions, l’expectative eut été criminelle, et les prophètes de l’après-coup qui l’auraient dénoncé si l’affaire avait mal tourné ont beau jeu : c’est à l’été 2009 qu’il fallait décider sans attendre.
La capacité des industriels pharmaceutiques à produire en quantité suffisante un vaccin efficace et dénué d’effet toxique significatif a été démontrée. Pas plus que lors de la campagne de vaccination américaine de 1976 contre une souche “aviaire” ou dans le cas des vaccins contre l’hépatite B n’a été mis en évidence d’effet délétère du vaccin contre l’A-H1N1, même si l’observation manque évidemment de recul. Toutes les affirmations sans preuve qui circulent sont dépourvues de tout fondement statistique et sanitaire comme pour le risque de développer un syndrome de Guillain-Barré. Ce syndrome, qui se manifeste par une atteinte auto-immune par emballement du système immunitaire suite à une infection, conduit à une paralysie qui prédomine aux jambes et qui guérit dans la grande majorité des cas. Il existe cependant des cas avec séquelles durables et des décès dus aux complications, en particulier pulmonaires, dues à une paralysie des muscles respiratoires dans les cas les plus graves. Contrairement à la légende, l’augmentation des cas de Guillain-Barré aux Etats-Unis en 1976 et qui a conduit à l’interruption de la campagne, n’a été due qu’à un signalement plus précoce des cas spontanés de la maladie dans la phase de vaccination. Le bilan fait après-coup, il s’est avéré que le nombre de cas de Guillain-Barré aux Etats-Unis en 1976 était le même que dans les années précédentes, alors que plusieurs dizaines de millions de personnes avaient été vaccinées. De même, toutes les études internationales sauf une, jamais réactualisée, n’ont démontré une augmentation du risque en cas de vaccination contre l’hépatite B. Cent mille personnes ont été vaccinées contre le A-H1N1 dans les hôpitaux français sans complication significative. Et si l’on a proposé la vaccination “sans adjuvant” aux femmes enceintes et à à certaines personnes atteintes de maladies auto-immunitaires, ce n’est pas parce que le vaccin “avec adjuvant” est plus nocif en général, c’est parce que dans ces cas il faut éviter de stimuler de façon trop excessive l’immunité.
Après coup, l’infection A-H1N1 semble donc se diriger vers une gravité mineure. Pour autant, la politique suivie n’en est pas moins entièrement justifiée et constitue un gage pour l’avenir si le risque des souches grippales d’origine animale devait se confirmer. Mais si les arguments de ses opposants ont pu avoir autant d’impact, il faut en revanche s’interroger sur la stratégie de mise en œuvre de la vaccination de masse et on entre ici dans le problème politique.
Le déficit d’information est le premier à devoir être mis en cause. Le “principe de précaution” a désormais un effet boomerang sur l’oligarchie au pouvoir. Il consiste à en dire le moins possible par crainte des conséquences d’une erreur. Alors que pour la première fois depuis longtemps le système sanitaire prend les devants face à un risque de masse, ses explications sont confuses, les mesures prises semblent contradictoires et plutôt que d’éclairer les citoyens sur les incertitudes et sur les choix, la langue de bois reste la règle. C’est dire la crise de confiance qui régit désormais les rapports de l’oligarchie au pouvoir d’avec la population. A la défiance des gouvernants (jamais plus de référendum comme sur la constitution européenne, les gens votent n’importe quoi”), répond la défiance des autres (“tous pourris”).
Il en va de même dans la relation des décideurs d’avec les professionnels de santé. Plutôt que d’utiliser la solution simple et fonctionnelle des médecins généralistes, on a mis en place des centres de vaccination lourds, peu opératoires, aux horaires limités. Corollaire de cette vision bureaucratique, il aura fallu plusieurs mois pour que l’assurance-maladie envoie aux citoyens l’indispensable “bon pour la vaccination” alors que la seule présentation de la carte vitale auprès des généralistes aurait suffit. Nombreux sont celles et ceux qui n’ont pas encore reçu le bon en question. Sans doute les médecins généralistes auraient t-ils demandé une juste rémunération de ce travail supplémentaire, mais le coût en aurait-il éte supérieur à celui de la mise en œuvre des convocations et des centres de vaccination ? En réalité, la “gouvernance” combine allègrement l’ultralibéralisme et le bureaucratisme et s’avère incapable de réformer un système de santé déficitaire en s’appuyant sur les professionnels eux-mêmes. Elle estime qu’ils sont trop payés alors que tout démontre le contraire au regard des temps de formation, des exigences de responsabilité et des horaire de travail.
Les leçons politiques de l’épidémie A-H1NA renvoient donc au problème général : la financiarisation du monde fabrique une oligarchie qui monopolise la richesse, se coupe du peuple en générant une défiance réciproque d’avec la population, même lorsqu’elle prend des décisions justifiées mais qui deviennent incompréhensibles. Au total, seul à un à deux millions de personnes auront été vaccinées en France. Tant mieux si l’infection s’avère comme il le semble sans gravité. Mais qu’en sera t-il demain si ce n’est plus le cas ? Comme dans les autres domaines, n’est-il pas temps de gouverner autrement, de rétablir une confiance entre les citoyens et les gouvernants, ce qui suppose de mener une politique pour le peuple et par le peuple ?

Renault-Flins : assez d’intox !

18/01/2010 13:23 par dlr14ème_62

  • Renault-Flins : assez d’intox !

    Renault-Flins : assez d’intox !

    18/01/2010 13:23 par dlr14ème_62

COMMUNIQUE DE PRESSE

Renault-Flins : com et intox !

L’accord intervenu samedi entre le chef de l’Etat et le patron de Renault ressemble hélas à un trompe-l’œil.
En effet, l’Elysée et le gouvernement ont beau affirmer avoir obtenu des résultats concrets sur la conservation des emploi à Flins, la direction de Renault continue de tenir le même discours, se refusant toujours autant à détailler ses intentions sur le volume de véhicules respectivement construits en France et en Turquie, et à s’engager précisément sur l’avenir à long terme du site des Yvelines.
Bref, tout ceci ressemble beaucoup à du brassage d’air, à une opération de plus de com et d’intox.
Pourtant, comme cela a été très justement souligné, il serait inimaginable que l’argent des Français généreusement distribué aux constructeurs automobiles tricolores (à hauteur de 6 milliards d’euros) serve à délocaliser de nouveaux emplois, qui plus est dans un pays hors Union européenne !
Quand le président de la République mettra-t-il donc en accord ses actes et ses paroles ?
 
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République

Cérémonie des voeux à Noyelles Godault

17/01/2010 12:19 par dlr14ème_62

  • Cérémonie des voeux à Noyelles Godault

    Cérémonie des voeux à Noyelles Godault

    17/01/2010 12:19 par dlr14ème_62

Aujourd’hui, nous étions à la cérémonie des vœux de la commune de Noyelles Godault. Des projets (dont 3000 logements) et de la cohérence dans la gestion municipale, voilà ce que l’on pouvait tirer du discours de Mr Urbaniak. Cela nous changea des discours pessimistes et sans envergures ni perspectives que nous lâchent quotidiennement nos élus héninois. A ce propos, nous nous sommes étonnés de ne pas avoir vu dans l’assemblée ces élus héninois, excepté toutefois, les élus de la pseudo opposition du FN qui s’incrustèrent au grand dam des démocrates ici présent à commencer par le maire de Noyelles Godault. Peut être le FN fut- il délégué par la majorité des adjoints du conseil municipal héninois, plus occupé à se pavaner parmi l’aréopage invité aux vœux du maire de Oignies. Nous vîmes  toutefois, arriver sur le tard, une adjointe de la majorité héninoise  qui resta très longtemps en grande discussion avec Steeve Briois. Une nouvelle preuve de la collusion FN/AR qui ne surprend plus hélas personne !  

 

Le comité local 

Soumission quand tu nous tiens !

16/01/2010 16:48 par dlr14ème_62

  • Soumission quand tu nous tiens !

    Soumission quand tu nous tiens !

    16/01/2010 16:48 par dlr14ème_62

Un conseil encore et toujours navrant que celui qui s’est déroulé sous nos yeux aujourd’hui. Une nouvelle fois un FN omniprésent soufflant le chaud et le froid, tantôt feignant de s’opposer mais qui ménage dans l’ensemble cette majorité qui est du pain bénit pour lui,  tant elle collectionne les bévues. Un régal pour ce parti qui n’ayant plus de réelle opposition dans ce Conseil, semble parfois s’ennuyer ferme puisqu’il se met, par la voix d’un de ses élus, à invectiver des responsables politiques siégeant parmi le public. Des invectives frisant souvent l’insulte. Et même les absents en eurent pour leur compte. Ainsi, le plénipotentiaire d’une affaire judiciaire en cours fut il jeté à la vindicte populaire, le taxant de « p…… », et cela en dépit du respect des règles de présomption d’innocence. Il est vrai que cette règles, comme toutes les autres,  le FN n’en a cure ! Vint ensuite, et à raison cette fois, le tour des cadres défaillants de cette mairie, jadis proches collaborateurs de l’ancien édile et qui furent tancés pour leur incompétence. Je note seulement que les élus de la majorité défendirent que peu ceux-ci. En arguant du fait que de nouveaux cadres viendront suppléer les carences en cadre A dans cette mairie, ils appuyèrent involontairement les attaques du FN. Toutefois, ce n’est pas de carence dont il était fait mention ici, mais plutôt d’incompétence. Ce genre d’incompétence qui amène à des aberrations telles que le fait qu’à ce jour, les emprunts toxiques, véritable piège à venir, ne sont toujours pas renégociés malgré une période favorable pour les emprunteurs. Les assertions du 3ème adjoint concernant le fait qu’il reverrait cette question, n’ont hélas convaincu personne. Un prodige toutefois ce jour puisque nous avons tout de même eu droit d’entendre des sons sortant de la bouche de 2 adjoints (un miracle n’arrivant jamais seul). Ce fut d’abord celui chargé des affaires scolaires qui nous fit l’aumône d’une seule phrase, dite sans assurances et réclamant justement l’aumône. Puis arriva le tour de l’adjoint à la Culture (eh oui, la culture existerait encore sur Hénin, bien qu’elle soit plus portée sur Lille, selon ce même adjoint). Celui-ci eut à subir  une litanie de question de la part de Mme Le Pen concernant l’Escapade. Et là, comme par enchantement, l’élue nous sort une jolie feuille avec toutes les réponses déjà préparées. Un exploit que cette rapidité de réflexion et de transcription de réponses. Serait – ce un troisième miracle ? Allons soyons sérieux et voyons y plutôt  hélas, une nouvelle preuve des connivences qu’il peut y avoir entre les élus du FN et ceux de l’AR. D’ailleurs Mme Le Pen souvent prompte à couper la parole des élus lui soutenant la contradiction (guère vu beaucoup ces derniers temps), lui laissa tout le loisir de s’exprimer. Pensez donc ! Pourquoi accabler plus avant ces élus de l’AR qui font le lit du FN. Ce serait tuer la poule aux oeufs d’or ! Et puis le Yalta passé sur le dos des Héninois(es) ne peut qu’à long terme les servir. Avec cette majorité servile, soumise et qui n’hésite pas à « copiner » le boulevard vers le siège majoral que brigue le FN n’en sera que plus largement ouvert ! 

 

Le comité local 

Réunion publique de présentation de la liste DLR en Ile-de-France dimanche 24 janvier

16/01/2010 15:28 par dlr14ème_62

  • Réunion publique de présentation de la liste DLR en Ile-de-France dimanche 24 janvier

    Réunion publique de présentation de la liste DLR en Ile-de-France dimanche 24 janvier

    16/01/2010 15:28 par dlr14ème_62

La réunion publique de présentation de la liste DLR en Ile-de-France aura lieu le dimanche 24 janvier à 16h00 à Paris :
Auditorium Georges V - Eurosites 28 avenue Georges V 75008 Paris.
Entrée libre
Renseignements : 01 69 49 17 37.